lundi 28 janvier 2008

FICHE n° 12 : Qu’est-ce qu’il est, aujourd’hui pour vous, important de retenir du concile de Constantinople I ?

Contexte

- Constance II est arien, les deux-tiers des évêques aussi (excepté quelques uns comme Athanase ou Hilaire)

- Dans la continuité de Nicée I, à partir de 350, peut-on dire de l’Esprit qu’il est Dieu comme le Père et le fils, qu’il est leur égal ?

- Théodose (proche des positions du pape Damase) convoque en 381 ce concile pour mettre fin aux dissensions religieuses existant en Orient et dans le but de confirmer Nicée et de préciser son troisième article. On a perdu les Actes, mais ce concile adopte un symbole et quatre canons. On en parle très peu pendant 70 ans y compris au concile d’Ephèse. C’est celui de Chalcédoine qui reconnaît le caractère œcuménique de ce Concile !

- Le symbole est entré dans nos liturgies au fur et à mesure du 5e au 11e siècle. Il est quasi-identique à celui que nous confessons sous le nom de « Nicée-Constantinople » à l’exception du « Filioque »

- Problème lié à la création d’une primauté d’honneur pour l’évêque de Constantinople !

Symbole

- il réaffirme la position orthodoxe de Nicée en gardant une portée antiarienne avec quelques modifications (suppression de « c'est à dire de la substance du Père pour ne pas signifier une division quasi-physique de la nature du Père, addition « de l’Esprit-Saint et de la Vierge Marie », et addition de »dont le règne n’aura pas de fin » à l’encontre des Marcelliens.

- La reconnaissance de la divinité de l’Esprit (refusé par les ariens et les pneumatomaques ou macédoniens), similaire par la démarche à celle du Fils à Nicée I : motivation sotériologique car l’esprit est l’agent de la mise en œuvre de ce partage.

- 3e article qui est composé de cinq affirmations relatives à l’Esprit-Saint (Qui est Seigneur, vivifiant, qui procède du Père, qui avec le Père et le Fils est coadoré et coglorifié, qui a parlé par les prophètes) sans dire et quatre autres relatives à l’Eglise, au baptême, à la résurrection des morts, à la vie éternelle (actions de l’esprit)

Doctrine trinitaire :

- Il y a en Dieu une seule essence qui existe en trois hypostases égales

- Chaque hypostase a sa caractéristique propre qui la singularise, qui la rend unique !

- Immanence mutuelle, présence réciproque des Trois les unes dans les autres !

- Unité de la trinité qui assure l’unité de l’action divine : aucune personne n’agit ad extra

Cela entraîne la condamnation du subordinatianisme et du modalisme.

Prise de position christologique contre Apollinaire (310-390)

- Apollinaire veut maintenir la pleine divinité du Christ, l’unité de la personne du Christ, le salut réalisé par le Christ

- Sa réflexion tient compte d’une impossibilité de deux volontés dans un même sujet (nature humaine incomplète) et d’une non-reconnaissance de la volonté humaine du Christ.

- Doctrine d’Apollinaire : le Verbe tient d’âme au Corps (Corps – âme), et plus exactement d’esprit (corps – âme sensible –esprit)

- Or ce que le Christ n’a pas assumé, Il ne l’a pas sauvé ! La tradition chrétienne pense que l’être humain est capable, sans cesser d’être lui-même, d’une ouverture et d’un accueil à ce qui dépasse le fini, c'est à dire capable d’union à Dieu.

Conséquences de Constantinople I :

- achèvement d’une principale explicitation de la foi trinitaire des chrétiens. A partir de là, l’hérésie arienne va péricliter, sans jamais disparaître complètement.

- Reste une question soulevée par Apollinaire : « Comment comprendre ce que nous disons au sujet de Jésus, lorsque nous confessons qu’il est à la fois vraiment Dieu et vraiment homme ? ». Cette question entraînera les convocations des 3e et 4e conciles œcuméniques, Ephèse (431) et Chalcédoine (451).

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